…Article publié en août 2009…
Continuer la lecture ‘Unifier l’enseignement supérieur et la formation professionnelle en France’
Anciennement emilien.net
…Article publié en août 2009…
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Voici un article que je viens d’écrire pour la revue Nonfiction.fr.
Il traite d’un ouvrage de Fred Pearce que je recommande à tous, Confessions of an Eco-Sinner.
Bilan présenté à l’AG 2009 (événements, positions, débats). Une année riche !
Continuer la lecture ‘Bilan d’Entreprendre Vert (2008-2009)’
Article written with Rory Clarke for the OECD Observer
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Article (en anglais, co-écrit avec Rory Clarke pour l’Observateur de l’OCDE)…
Image : Evelyne Pichenot, Jérôme Dupuis, Jean-Christophe Boulanger, Frédéric Benhaim.
Intervention pour le débat organisé par la Maison de l’Europe à Paris, vendredi 8 mai à 12h au Parvis de l’Hôtel de Ville (Paris).
Sur le thème : « Un New Deal vert pour l’Europe : le pari de l’innovation et de l’environnement ».
Intervenants : Evelyne Pichenot, membre du Conseil économique et social, membre du CESE (Comité économique et social européen) ; Jérôme Dupuis, responsable du pôle de partenariats stratégiques, WWF ; Frédéric Benhaim, Co-président, Entreprendre Vert. Modéré par Jean-Christophe Boulanger (Euractiv).
Pour en savoir plus :
http://www.paris-europe.eu/spip.php?rubrique33&etat=encours&marqueur=5
Bonjour à tous,
Je voudrais remercier la Maison de l’Europe présidée par Mme Lalumière, qui nous fait l’honneur d’être dans le public, ainsi que le public et les intervenants.
Tout d’abord je voudrais dire un mot pour présenter Entreprendre Vert. Nous sommes une association qui regroupe entrepreneurs, entreprises et acteurs économiques au sens large, y compris des participants individuels. Nous visons à rassembler tous ceux qui pensent vert dans l’économie, à contribuer à la réflexion sur l’économie verte et sa régulation. D’autre part, nous construisons un réseau européen qui sera lancé à la rentrée à Vienne (Autriche), et qui s’appelle Ecopreneur.
Nous devons discuter aujourd’hui du pari de l’innovation et de l’environnement que représente le New Deal Vert.
La crise est le cadre de notre discussion avec une récession de -4% dans les pays industrialisés, -3% en France (OCDE). Là où nous évoquions le vert pour obtenir un surcroît d’emploi il y a deux ans, aujourd’hui la question est d’abord celle de la compensation des emplois détruits (-800.000 en France en 2009-2010 selon l’OFCE). Ensuite se pose la question de la reconversion de l’économie.
Du point de vue des acteurs économiques, l’impulsion donnée en Europe à l’économie verte par les pouvoirs publics est très aléatoire, tant du point de vue du financement, que de la formation (notamment dans le BTP) ou encore de l’environnement juridique et fiscal (comment ne pas penser à l’énergie et aux incitations très disparates entre la France et l’Allemagne).
Dans les plans de relance souvent étiquetés « verts » de par le monde, il y a du vert en quantité variable. 69% en Corée du Sud (sur un plan de 26 milliards de dollars) ; les Etats-Unis proposent 200 milliards de dollars pour le développement durable dans le plan Obama. En Europe on retrouve ces disparités, ce qui est problématique au regard de l’engagement de l’Union qui se veut exemplaire. De 8 à 6% en France sur 27 milliards d’euros ; davantage en Allemagne (19%).
Du côté des acteurs économiques, les choses avancent. De nombreuses entreprises se sont dotées de démarches RSE sincères et suivies d’effets. Au-delà des indicateurs néanmoins se pose la question de la transformation des modèles économiques eux-mêmes. Il ne sert à rien de verser 3% des bénéfices, ou 5, ou 10%, à des causes d’utilité publique ou à l’environnement si cela ne vient que compenser des activités elles-mêmes prédatrices. Certaines entreprises y compris industrielles opèrent progressivement la transformation de leur business model ; d’autres avancent plus lentement. Dans l’ensemble, nombre de secteurs jadis considérés comme « ringards » (le bois, le BTP) sont stratégiques dans la construction d’une économie verte, et sont de plus en plus créatifs en terme d’innovation tant technologique que de procédé, d’organisation… Ils s’agit de secteurs d’avenir. Nous verrons si d’autres secteurs seront capables de se saisir du tournant. C’est également à nous, consommateurs, citoyens, organisations professionnelles et syndicats, acteurs économiques de nous y engager et d’agir.
En parlant des business models, des modèles économiques, en utilisant notre pouvoir de consommation, de vote (le 7 juin), d’association comme à Entreprendre Vert, nous pouvons faire évoluer l’économie. Néanmoins, il y a un besoin réel d’impulsion par les pouvoirs publics.
Ce que nous devons demander à l’Europe, c’est une plus grande coordination des efforts de relance verte. L’Europe doit jouer un rôle plus politique. En préalable, nous avons sans doute besoin d’un moment de réflexion. En 1997, il y avait eu à Luxembourg, à la demande de la France, un sommet sur l’emploi. Aujourd’hui, il serait temps de tenir un sommet sur l’écologie et le développement durable, qui permettrait en même temps de redéfinir les stratégies de Lisbonne et de Göteborg qui arrivent à échéance (nous sommes presque en 2010). Une nouvelle stratégie permettrait d’aller plus loin que les enveloppes modestes actuellement dévolues aux budgets européens et de réfléchir au financement de l’économie verte par un renouvellement du système financier. Jusqu’ici en effet on entend beaucoup parler de régulation du système financier, de limitation des excès, de comportement raisonnable. Mais pas d’un changement plus profond dans l’activité financière ; or c’est à cela qu’il faut réfléchir.
Une nouvelle stratégie européenne pourrait ensuite s’appuyer sur les relais dans la société qui comme nous l’avons dit sont en ébullition et en attente de signaux politiques et d’actes forts. Enfin, le dialogue Est-Ouest intra-européen, et le dialogue Nord-Sud, notamment méditerranéen (n’oublions pas que l’environnement est au cœur du projet d’Union pour la Méditerranée) est essentiel pour partager les bienfaits de cette stratégie et pour qu’elle ait de la substance.
Dans la capitale alsacienne pour le weekend à l’occasion de la rencontre européenne organisée par Entreprendre Vert, j’ai pu observer le flicage/fichage le plus massif observé en France depuis des décennies. Continuer la lecture ‘Strasbourg, ville fichée.’
Après »Personne ne voit la vidéo », Linda Blanchet et sa compagnie Hanna R ont présenté cette semaine au Théâtre de Nice la pièce adaptée d’un roman de la talentueuse Claire Legendre ( »Making Of »).
Dans un décor d’appartement new yorkais bunkérisé et parsemé de jello sanguinaire, un cinéaste cynique tue pour la caméra d’obscures actrices qui vont devenir les vedettes du Quartier Latin. Le « public européen » adore ses films ; nous plongeons dans une réalité plusiers fois mutée par le dit d’un journaliste et la pellicule d’une vidéo, d’un film, d’une imposture sur les marches du Festival de Cannes.
Réflexion sur la « banalité » du mal, une de plus ? Respectivement, oui et non. L’édification sur la scène d’un texte imagé, puissant et dérangeant installe le spectateur dans un agréable cauchemar à la mode David Lynch, quelquefois dansé, chanté, conté.
L’ensemble bénéficie du jeu en plein dans le mil de Lila Aissaoui, la morte parlante aux yeux pourris, qui nous tient en respect comme au cinéma, devant le Dahlia noir, et mieux encore. Elle se ranimera comme la Belle, pour danser avec un minable Bastien (le très habile Jonathan Gensburger). C’est comme dans Sarah Kane : la violence sur scène nous heurte toujours plus que sur l’écran. Maija Heiskanen, la Lolita sacrifiée de Shoeshine le caïd-cinéaste, trouble le public par son jeu tantôt glacial, tantôt chaleureux.
L’image du corps manipulé par les complices/victimes de Shoeshine, trimballé, déshabillé (dépecé) dispense presque d’une allusion à un Rwanda que le jeu avec la mort(e Annabella) a intuitivement semé en nos esprits.
La production agit par le ricochet d’un trouble différé, comme une goutte d’eau qui revient au robinet. Le public se lève pensif.
Le rapport Balladur est sorti cette semaine.
Dans le monde politique, ébullition ! La réforme Balladur, c’est un peu comme un plan social. Tout le monde en parle, les syndicats d’élus se mobilisent. Dans les médias, les différentes prises de positions, rumeurs, chuchotements, déclarations d’approbation ou d’opposition, font un feuilleton administratif qui semble inépuisable.
Difficile de mesurer l’impact de la réforme territoriale dans l’esprit des citoyens. Il me semble à la hauteur de la compréhension qu’ont les citoyens du fameux « millefeuille » territorial français. A savoir le contour et le nom des collectivités régionales dans les régions où précisément cela revêt un sens identitaire : culturel, historique, politique…
De « Grandes Régions » ? J’entendais un ami expliquer qu’il faut à la France 7 ou 8 grandes régions, dans la logique de l’Europe. Les partisans de « grandes régions » sont jacobins dans leur girondisme : des régions fortes, mais décidées par Paris… Ils ne mesurent pas que celles-ci auront d’autant moins de poids politique qu’elles ne voudront rien dire aux yeux de leurs concitoyens. Qu’on compare la reconnaissance par les Alsaciens de la Région Alsace à celle par les Rhône-Alpiens de Rhône-Alpes, par exemple. Ou la renommée comparée des Présidents de Régions. On cite toujours l’Allemagne pour jusitfier les fusions de régions, en omettant que la Sarre et Brême sont minuscules, et doivent leur pouvoir à l’importance de leurs prérogatives, et à leur clarté démocratique. Enfin, cela n’a pas grande importance du moment que les fusions de régions seront volontaires !
Mais revenons à l’impact de la réforme territoriale. Je ne peux penser que dans un tel moment de récession (-3% de PIB en Grande Bretagne, -10% en moyenne annuelle au dernier trimestre 2008 au Japon, -1,5% en France selon le gouvernement) le seul souci des citoyens soit la réforme institutionnelle. D’où une interrogation : est-ce qu’on en fait trop, pour la seule raison que les élus et les passionnés de géographie électorale et administrative sont touchés ?
Deuxième question : où est dans le débat public le redécoupage des circonscriptions législatives ? Il promet assurément de donner à la droite des victoires encore plus larges et à la gauche des victoires encore plus minces (qu’on compare les succès politiques depuis 1986…). Voilà une réforme qui avance de manière muette, selon un agenda défini par le gouvernement et appliqué par les Préfets au moyen d’une consultation formelle. Qui aboutira, en fin de compte, en 2012…
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